mardi 27 juin 2017

Les Whiteoaks de Jalna - Tome 8 - Mazo de La Roche

Les livres après le tome 7, tome initial, ont été écrit dans l'ordre chronologique, quoique entrecoupés par ceux se déroulant avant.
Ce volume est paru en 1929, peu après le premier donc.
Au fil des ans, personne apparemment ne semble se mettre d'accord pour savoir si Les Whiteoak(s), ça prend un S  la fin ou pas quand ils sont plusieurs !!

Commence en novembre 1926 semble-t-il. Mais il y a quelques incohérences j'ai eu l'impression au niveau des dates, car ça parait continuer avec l'année 1926 ?
Finch a 18 ans, Pheasant 19, et Mooey (Maurice), fils de Pheasant et Piers est déjà né.

Ce pauvre Finch est vraiment le souffre-douleur de toute la famille depuis toujours, c'est tristounet
Je trouve tout le long de la saga bizarre qu'une famille aussi unie, qui adore vivre ensemble et ne le conçoive pas autrement, soit en même temps si peu aimable les uns vis à vis des autres, sans cesse en train de se critiquer voire de se taper, et certains membres sont vraiment toujours dénigrés, leur enlevant toute confiance en eux.

Début un peu moins intéressant, mais ensuite très varié, avec beaucoup d’événements.
On  change un peu d'ambiance, puisque une partie du roman se déroule à New York.
Amusant de les voir peu à peu se retrouver de plus en plus nombreux à NYC, avant que tous ne rentrent finalement à Jalna.

Je trouve (et pas que dans ce volume, mais de plus en plus à mesure que la grand-mère avance en âge) un bel humour avec Ernest qui s'inquiète sans cesse pour elle : ça va faire du mal à maman (nourriture, comme trop d'animations, de remue-ménage, etc...) Sauf qu’elle a dépassé les 100 ans et se porte plutôt bien ! Mieux que lui d’ailleurs !

On assiste ici à une belle rencontre entre Gran et Finch. Finch, si souvent  maltraité par sa famille.
J'ai vraiment beaucoup aimé que la grand-mère devienne enfin, si tard, un peu "humaine" qu'elle s'attache à ce petit-fils toujours rejeté.

* * * 

Me voila à mi parcours, je vais faire une pause.
D’autant qu'on arrive à un vrai tournant de l’histoire ici, une époque se termine pour Jalna.

Je passe un peu à autre chose, bien que ces petits romans soient tellement prenants, même quand je trouve les personnages pas forcément sympathiques, qu'on ne peut s’empêcher de passer au suivant à chaque fin. Et de les ouvrir à chaque moment de la journée pour lire "quelques lignes".
Mais règle d'or : ne jamais passer à la bibliothèque quand on a encore des livres à lire !! J'en ai rapporté un bon nombre, il faut donc que je m'y mette et que je les lise en priorité.

Enfin je vais essayer, j'ai un peu de mal à m'éloigner de la famille Whiteoaks, et de Jalna !
Finalement, je pensais enchaîner les tomes de Jalna juste parce que je n'avais que ça sous la main, mais en fait, c'est terriblement addictif !!
Depuis que j'ai décidé de lire tous les autres livres en attente, avant de me remettre à la suite, j'ai beaucoup de mal à ne pas  me replonger dans le tome suivant. La famille me manque !!

Extraits :

p 174 
- La vie est un vrai cloaque, remarqua Rosamond.
- Oui. Et le vote des femmes a encore accru le mal, murmura-t-il. Heureusement que nos femmes ont une éducation anglaise et votent tout comme leurs maris.

***

p 176
Si Finch quittait aussi la maison, ce serait la désagrégation de la famille qui commencerait.

***

p 201
Tout cet amour de l'ordre et de la bienséance qui est le propre de la Nouvelle-Angleterre...

***

p 346
Il ressemblait à un bol de cristal vide que soulevaient les mains de son âme pour recueillir le vin de la beauté.
[Sic, il y a aussi des phrases comme ça !!]

Titre original : Whiteoaks of Jalna (1929)
Traduit de l'anglais par G. Lalande
Editions Le Livre de Poche (Plon) 1971 - 439 pages
Résumé Babelio
Lien vers ma notice chapeau
1926

lundi 26 juin 2017

Juliette, La mode au bout des doigts - Gwenaële Barussaud

Après avoir  lu Pauline, Demoiselle des grands magasins, j'avais très envie de découvrir l'histoire de Juliette.
Il ne s'agit pas d'une suite, mais d'une histoire un peu en parallèle. On avait croisé Juliette, seule amie de Pauline, découvert sa passion pour le stylisme, rêvant d'en faire son métier, bien poussée et conseillée par Pauline.
Ici, on découvre la vie de Juliette, jeune "canuse" à Lyon (j'ignorais ce féminin, canut prenant un t !), les raisons de son départ pour Paris. Un bref intermède à l’Élégance parisienne, peu détaillé puisqu'on l'a déjà vu dans le premier tome.
Puis au gré des emplois que décroche Juliette, nous découvrons des mondes différents, la naissance de la Haute Couture, la vie des personnalités du Second Empire, le monde du journalisme etc. Et aussi les difficultés des canuts à mesure que le monde de la couture change.
Des épisodes un peu romantiques voire romanesques, mais encore un tome qui se dévore et où on apprend beaucoup.
Pas besoin d'être passionné de mode et de vêtements (pas du tout mon truc !!) pour lire ce volume avec plaisir.


Extraits :

Est-ce à dire que vous ne la mettrez plus, mademoiselle ? bredouilla-t-elle.

- Mais non voyons ! Il est impossible de porter une même robe à deux soirées de suite. C'est là le meilleur moyen de faire tapisserie ! s'exclama la jeune fille en riant.

***

On est à Paris ici ! Un poste pareil est pourvu en un jour, deux jours tout au plus ! Il faut aller vite, très vite, si l’on veut participer à la marche du siècle… A la marche, que dis-je ? A la course, plutôt ! 


Série : Les lumières de Paris
Fleurus 2015
327 pages
Résumé Babelio

dimanche 25 juin 2017

Jalna - Jalna 7 - Mazo de La Roche

Voici donc le tome originel, le premier écrit, dès 1927, à l'origine du succès de la saga.
Il se déroule sans doute en 1924/25  la grand-mère a près de 100 ans.

C'est amusant parce que dans le chapitre deux, puis les suivants, on retrouve tout ce qui formait les tomes précédents.

Je suis assez fascinée par la mécanique d'écriture.
Cette histoire était très riche en personnages, événements, etc.
Et plus tard, elle a repris tout ce qu'elle racontait là-dedans pour le détailler, l'expliquer, donner plus de consistance aux personnages.

Je trouve cependant ce tome plus intéressant, plus riche que les 6 premiers.

Elle a inventé ici une formidable histoire, des personnages denses, passionnés. Elle a expliqué leurs origines, ce qui les a conduit à être ce qu'ils sont.
Ensuite, devant le succès je suppose, elle a repris chaque personne ou événement pour en faire un nouveau volume.

Impressionnant de penser - à présent qu'on lit ça comme une série "historique" - qu’elle a écrit une histoire contemporaine au départ puisque censée se passer deux à trois ans avant la parution.

Il s'achève sur le centenaire de Gran, et une belle confusion dans les couples de ses petits-enfants.

Extraits :

p 59
Ernest  parlait en homme d'expérience et pourtant en soixante-dix ans il n'avait gagné un dollar avec sa plume. Où serait-il maintenant s'il n'avait pas trouvé l'abri du toit de Renny , Eden se le demandait. Il pensait que grand-mère aurait bien été obligée de lui donner de quoi vivre quoique autant valût tenter de faire saigner une pierre qu'essayer d'obtenir d'elle de l'argent. 

***
p 325
La lumière électrique brillait clairement - des lampes dans la maison, l'électricité dans les étables à Jalna -


Titre original : Jalna (1e parution 1927)
Traduit de l'anglais par Simone Sallard
Editions Le Livre de Poche (Plon) 1970 - 446 pages
Résumé Babelio
Lien vers ma notice chapeau
1924-1925


samedi 24 juin 2017

Agatha Raisin enquête (n°3) Pas de pot pour la jardinière (qui s'y frotte s'y pique)

Un petit air de déjà vu, au début, mais ça n'empêche pas qu'on s'y attache. Ça se lit d'une traite, même
si cette Agatha-là est un peu surprenante, et pas forcément toujours sympathique, mais très humaine avec ses doutes et ses emportements.

De nouveau un concours, où comme dans le tome 1, elle se sent obligée de tricher malgré  les déboires que ça lui avait alors apportés. Mais ici, elle hésite, elle n'est plus la londonienne sans scrupules, elle a cependant du mal à  résister aux (mauvaises) idées de Roy, son âme damnée.

C'est vraiment dommage qu'en bibliothèque, ils ne soient en général pas mis en tomaison, comme souvent les polars. Parce qu'en effet, si chaque énigme est indépendante, la vie suit son cours dans le village, on fait souvent référence  à des événements antérieurs. Et surtout Agatha évolue vraiment.
A présent, elle se sent plus intégrée à Carsely qu'à Londres, et elle commence même à être populaire, malgré pas mal d'écarts et d'erreurs.
Sa non-idylle avec son cher voisin évolue aussi, de façon toujours amusante.
Bref, pour moi, c'est vraiment à lire dans l'ordre.
Je me demande ce que sera le tome suivant, à la fin de celui-ci (spoiler ?) elle est censée partir pour passer un semestre à Londres.

Finalement, même s'il y a d'un tome à l'autre des petits airs de déjà vu, c'est vraiment une lecture addictive, difficile à lâcher !

P.S. : pour compléter l'info donnée avec le titre précédent, je vois que ce dimanche 25/06, ce sont en fait trois épisodes qui vont passer à la suite à la télé. Dommage !

Extraits :

Agatha était une femme sensée, avec qui on se sentait à l'aise. Ça faisait une éternité qu'elle n'avait pas eu de ces comportements bizarres qui lui étaient coutumiers.

***
"A Mrs Agatha Raisin [...] je lègue la somme de cinq mille livres afin qu'elle puisse se rendre dans un établissement de remise en forme réputé pour affiner sa silhouette de femme d'âge mûr."


***

Agatha s’attaqua à son gibier. Un coup de couteau, une bouchée confirmèrent ses pires craintes : jamais elle n’avait vu tant de nerfs dans un morceau de viande. Son estomac, frustré, émit un grondement de déception.
C’en était trop.
D’un geste impérieux, elle appela le maître d’hôtel.
« Oui, madame ? fit-il en se penchant au-dessus de la table.
– Pouvez-vous me dire, demanda-t-elle d’une voix fluette, de quelle partie de l’animal vient ce morceau ? Ses sabots ? Ses genoux ? Le petit espace entre les yeux ?


Auteur : M.C. Beaton (pseudo de Marion Chesney)
Titre original : The Potted Gardener (1994)
Traduit de l'anglais par Esther Ménévis
Albin Michel 2016 ; 245 pages
Résumé Babelio

vendredi 23 juin 2017

Zapland - Marie-Aude Murail

Encore une lecture "futuriste" ! C'est rare, mais j'en ai enchaîné quelques-unes ces temps-ci, de la trilogie de la fille du futur à Ascenseur pour le futur, en passant par l'enfaon, de tailles très différentes, mais aussi de textes très variés.

Ici, on est en 2054.
Pas mal de ressemblances avec notre époque, mais beaucoup de différences aussi. A cette époque, les personnes âgées ont connu le début du siècle, et peuvent en parler à leurs petits-enfants, voire leur montrer certains objets conservés, surprenants ou incompréhensibles pour eux.

A 8 ans, Tanee devrait commencer à apprendre à lire, ; la méthode par jeux de l'enseignante ne la fait guère progresser, d’autant qu’elle ne voit absolument pas l'intérêt de savoir lire.
Mais elle va découvrir un objet bien plus motivant ...

Un petit roman amusant, à la fois d'anticipation, et sur la lecture.
Beaucoup de mots amusants, plein de clins d'oeil, pour les objets du futur.

Extrait :

Des A et des O défilaient à toute vitesse et nous devions exploser tous les A avec notre stylet mais laisser la vie sauve aux O. Au bout de 100, on passait au niveau suivant pour tuer des U.
[...]
Au bout d'une semaine de Zip et Zap sur mon port-hop, j'étais trop dégoûtée parce que je ne savais toujours pas lire.






Illustré par Frédéric Joos
Ecole des Loisirs 2016
Collection Mouche - 85 pages
Résumé Babelio

jeudi 22 juin 2017

Agatha Raisin enquête (n°2) Remède de cheval (Quand le chat n'est pas là, le véto trinque...)

Après La Quiche Fatale  je languissais de retrouver la gaffeuse Agatha, et j'ai mis du temps à parvenir
à me procurer ce tome 2.
Que j'ai lu avec autant de plaisir.

Il y est question de chevaux, comme le titre le laisse supposer, mais aussi de chats (voir l'illustration de la couverture, en-deçà de la réalité !). Et la relation d'Agatha  avec les chat est plutôt amusante. Rien de classique.

Un polar bien ficelé mais qui n'est pas l'essentiel, entre la vie de ce village anglais, et les aventures  d'Agatha, mélange de Miss Marple et d'Imogène, de wonder woman, et d'incurable romantique, ce qui fait une personnalité assez surprenante.
Une vraie exilée : à Carsely, elle regrette d'avoir abandonné son travail et la vie trépidante de la capitale, pour un endroit trop calme et où chaque voisin sait toujours ce que vous faites, et le commente abondamment. Mais une fois à Londres, elle ne s'y sent plus si bien, et déplore le manque de la solidarité qu'elle a trouvée dans le village. Et même si on la regarde parfois un peu bizarrement (il faut dire qu'elle le justifie) elle va vraiment éprouver cette profonde solidarité quand elle en aura besoin.
On retrouve ici quelques personnages importants : l'inspecteur Bill Wong (parfait métissage comme son nom l'indique) qui doit bien souvent recadrer Agatha et (un peu) la menacer. Mais qui a une vraie affection pour elle. La femme du Pasteur, une jolie personnalité qui facilite bien la vie villageoise pour Agatha. Et le voisin arrivé dans le tome 1, qui se rapproche ou s'éloigne selon que l'héroïne fait l'inverse !

Une belle lecture de détente encore une fois.

Je ne vais probablement pas pouvoir m'empêcher de regarder le premier épisode de la série à la télé ce dimanche (25/06/17 sur France 3, sous le titre : Une recette qui tue). Même si je regrette un peu de découvrir des personnages différents de ce que je pouvais imaginer, avant d'avoir terminé la lecture de la série (actuellement 6 tomes)
La semaine suivante, l'épisode s'intitule Meurtre à la source, et je ne vois pas à quel tome il correspond.

Extraits :

Agatha Raisin débarqua à l'aéroport d'Heathrow , bronzée à l'extérieur et rouge de honte à l'intérieur .

***

Il écrivait un livre d’histoire militaire et, comme la plupart des écrivains, il passait la journée à chercher des excuses pour ne pas travailler.

***

Vous êtes dans le coin depuis moins longtemps que Mr. Lacey, sans quoi vous sauriez que c'est pas bien vu de critiquer Monsieur, pour ça, non.
- Je suis ici depuis considérablement plus longtemps que Mr. Lacey, répondit-elle, vexée.
- Eh bien, y a des gens qui s’intègrent et pis d'autres non, conclut Sam.



Auteur : M.C. Beaton (pseudo de Marion Chesney)
Titre original : The Vivious Vet (1993)
Traduit de l'anglais par Esther Ménévis
Albin Michel 2016 ; 265 pages
Résumé Babelio

mercredi 21 juin 2017

La famille royale - T1 : Vacances en château pliable - Christophe Mauri

Un bon petit roman très amusant.

Rien à voir avec la série "Mathieu Hidalf" du même auteur.
Ici on est presque dans la Première Lecture, mais on s'amuse bien.

Une famille royale à la fois très "royale" et aussi décontractée.
La couronne est portée à tour de rôle car tous détestent ça.
Les manif des habitants par contre sont presque tous les jours.
La pluie elle, c'est tous les jours, et c'est pourquoi le peuple manifeste !!
Notre royale famille part donc en camping dans un pays plus ensoleillé.
Mais difficile de rester vraiment incognito quand on ne connait ni les magasins, ni les portières de voiture, ni la vie courante.
Et pour arranger le tout, ils sont tous assez gaffeurs.
Bref, ce n'est pas un roman exceptionnel, mais on rit et on sourit. C'est inventif et sympathique.
Avec en prime le super doudou éléphant du petit frère !!
Ne pas oublier aussi les illustrations d'Aurore Damant, qui ajoutent au charme et à l'humour.

Extraits :

Incipit :
Ratatouille au balcon
Au château du centre-ville, papa et maman ont horreur de porter la couronne. Du coup, ils sont roi et reine à mi-temps.
Cette semaine, la couronne est tombée sur la tête de papa. Ce qui explique pourquoi il a l'air si grognon, à l'autre bout de la table.



Auteur Christophe Mauri
Illustré par Aurore Damant
Gallimard Jeunesse 2016
147 x 19 cm - 60 pages
Coup de coeur J'Aime Lire
Résumé Babelio


mardi 20 juin 2017

Les Frères Whiteoak - Jalna 6 - Mazo de La Roche

Une jolie chronique de l'année 1923, qui comme l'indique le titre, ne s'intéresse pas particulièrement à un personnage, mais à toute la fratrie.
Les quatre fils de Mary Wakefield, morte en mettant au monde le dernier en 1915, sont élevés par leur demi-soeur Meg, aidé de Renny, son frère, héritier du domaine. (Leur père Philippe II est décédé la même année que leur mère)
La grand-mère, bientôt centenaire, essaie toujours de régenter son monde, mais ça devient difficile à son âge.
Ses deux fils, les oncles Nicolas et Ernest, divorcé pour l'un, célibataire pour l'autre vivent aussi toujours au domaine.
Seule leur soeur aînée Augusta vit en Angleterre, mais elle vient passer cette année-là à Jalna, accompagnée de Dilly, une lointaine nièce, qui va semer un peu la perturbation dans la famille. Quoique moins horrible que le Malahide du tome 4, sa volonté d'épouser Renny contre son gré crée quelques problèmes.
Mais le problème essentiel viendra d'une mine d'or fantôme, et de placements conseillés par Eden, qui va se laisser embobiner et arriver à faire arnaquer peu à peu toute la famille, sauf Renny.
On voit la catastrophe arriver, lentement mais sûrement, pendant une bonne partie du livre.

Encore une lecture bien agréable que ce volume.
Je me promets toujours de passer un peu à autre chose, mais j'ai envie à chaque fin de livre de savoir ce qui se passe ensuite, et surtout de retrouver mon domaine préféré, ses personnages, et les belles saisons canadiennes. Sans oublier les chevaux, qui sont presque plus importants que les humains ici.

Oh ... A la fin de cette lecture, je m'apprête à passer au tome suivant, et je m'aperçois qu'en fait, ma liste est fausse, et que ce que je prenais pour la suite, L'Héritage des Whiteoaks, se déroule avant celui-ci. Il me semblait bien qu'il me manquait pas mal de choses, mais comme certains tomes sautent sur de longues périodes, et que ça a été écrit dans le désordre, ça ne m'avait pas étonnée plus que ça. Moi qui tenait à les lire dans l'ordre :-/

Extraits :

p 94 à 102
[Pheasant, fille "naturelle" de Maurice Vaughan]
Les Whiteoak l'avaient toujours fascinée ; ils étaient si nombreux et si divers.
[...]
Elle n'avait presque jamais franchi les grilles de Jalna. Elle ne savait que trop bien que sa naissance avait  rompu les fiançailles entre Meg Whiteoak et son père. [...] Jalna offrait pour elle quelque chose de mystérieux, d'extrêmement vivant et de très élégant..
[...]
"Voilà la vie, se dit Pheasant. Ici, quelque chose arrive à chaque minute" ; elle en était sûre.
[...]
Ils étaient là, si nombreux, et elle n'avait pas un seul frère.
[...]
Devant elle s'élevait la maison, cette maison où elle pensait ne jamais entrer, celle où vivait Meg Whiteoak que son père aurait épousée si elle, Pheasant, n'était pas née.


Titre original : The Whiteoak Brothers (1e parution 1953)
Traduit de l'anglais par Hélène Claireau
Editions Pocket / Plon (Feuilleton T.V. N° 3) 1994 - 309 pages
Résumé Babelio
Lien vers ma notice chapeau
1923




lundi 19 juin 2017

Coccinelles cherchent maison - Davide Cali & Marc Boutavant

Un très grand format, pour un album très original.

M. et Mme Coccinelle veulent changer de maison en vue d'agrandir la famille.
M. Balanin se targue de leur trouver le logement idéal.
S'ensuit une série de visites détaillées.
Sur chaque double page, un logement très différent, et très coloré : intérieur d'un arbre, champignon, rivière, château de sable, etc ...
Les dialogues, argumentaire très agence immobilière de M. Balanin, et réponses des deux coccinelles sont dans des cercles colorés (une couleur par personnage) disséminés dans la page au gré du trajet des insectes.
Pour les suivre dans l'ordre, le chemin est tracé en pointillés, il n'y a qu'à le suivre.
C'est drôle, plein d'humour parfois plus à destination des adultes me semble-t-il. On a souvent l’impression, malgré le décor très champêtre, d'être dans une vraie visite immobilière. Le balanin présentant chaque caractéristique comme un avantage, quand les futurs locataires n'y voient qu’inconvénients.
On a une jolie découverte de divers milieux, sous terre, dans l'arbre, au bord de la plage ...
Et j'en ai profité pour faire une petite recherche et découvrir ce qu'était le balanin des noisettes, insecte dont j'avoue n'avoir jamais entendu parler auparavant.

Un album que j'ai découvert avec grand plaisir, mais que je n'ai pas encore eu le courage de lire à mes petits : beaucoup de texte, et comme une bande dessinée, du texte écrit petit et à situer précisément au moment de la lecture, pas très pratique (il faut suivre avec le doigt pour montrer qui parle).
Peut-être aussi un peu dur de comprendre cet humour pour mon pitchoun. Mais je pense que ça lui plairait quand même, tout ces insectes drôles et ces beaux décors.


Extraits :

[Dans une bouteille cassée]
- On voit le ciel
- On voit le sol
- Ce vestibule nous conduit ... au super LOFT !
- WAAA ! C'est fou comme c'est grand !
- Et qui fera les vitres ?

***




Sarbacane 2011
26 x 38 cm - Non paginé (28 pages)
Résumé Babelio

dimanche 18 juin 2017

L'héritage des Whiteoaks - Jalna tome 5 - Mazo de La Roche

Toujours intéressant, mais peut-être un volume que j'ai un peu moins apprécié. Est-ce parce que je ne l'ai pas lu dans l’ordre ?
Il commence au retour de Renny et Maurice de la Première Guerre Mondiale (mai 1918 ?)

Moi qui ait attendu des années pour lire la série dans l'ordre chronologique, raté !!
Le seul endroit où j'ai trouvé une liste ordonnée de la saga (en français, ne me risquant pas à déchiffrer l'anglais :-/  ) est la fiche Wikipedia de Mazo de La Roche.
Je m'y suis donc fiée aveuglément.
Et en commençant ce tome, après celui intitulé "Les frères Whiteoak" je m'aperçois qu'il se déroule bien avant :-/
J’aurais bien sûr dû vérifier. Mais il y a peu de livres commençant par une date, souvent même il n'en apparaît aucune dans le texte.
(Et je viens de voir que l’erreur apparaît aussi sur la page de garde du Livre de poche, liste des oeuvres parues aux éditions Plon)
En lisant, on fini par comprendre quand ça se passe, mais parfois il faut avancer pas mal pour le découvrir, donc je n'avais pas envie de faire une "prélecture" de toute la série pour vérifier.
Je crois que je vais devoir le faire.
Grrr ... si j'avais regardé la fiche Wikipedia en anglais, les titres sont apparemment là dans le bon ordre (ce qui est curieux parce que celle en français comporte un copier / coller des titres anglais ...)


Renny revient de la guerre, bien décidé à remettre de l'ordre dans la maisonnée et la propriété. Retour apprécié par Meg, qui se sentait bien seule pour élever ses quatre neveux depuis la mort de leurs parents (et supporter la grand-mère !)
Mais retour pas forcément bien vécu par tous, car Renny ne fait pas vraiment preuve de diplomatie, et veut bouleverser assez rapidement certaines choses.
De plus, il arrive avec son "ordonnance" qu'il va installer au service de table dans la maison, ce qui fait grincer quelques dents, et même partir la précieuse Elisa, qui avait avantageusement remplacé la première cuisinière.

Quelques nouveaux voisins vont considérablement bouleverser la famille.
Mrs Stroud, à qui le très jeune Eden s'attache beaucoup trop au gré de sa famille, manipulatrice et semeuse d'une belle pagaille, et même de pire. Et ses locataires, embauchés par Renny pour s'occuper des chevaux.

J'ai été agacée que la traductrice écrive systématiquement décade au lieu de décennie. Une erreur assez commune, mais que je trouve inadmissible sous la plume  d'une traductrice. Je sais, c'est un détail, mais au bout de la troisième fois à essayer de comprendre que oui, elle parle bien de plusieurs années, pas de dix jours, ça m'ennuie !

Un tome qui semble se dérouler sur la seule année 1918.
Et explique un certain nombre d’éléments que forcément je n’avais pas tout à fait compris dans le suivant. Qui se passe peu après, cinq ans plus tard.

Extraits :

p 26
- Je l'ai entendu dire qu'il n'avait eu  qu'un petit pain et du café dans le train, il doit avoir faim.
- Des petits pains et du café ! s'exclama la vieille dame. Voilà un petit-déjeuner bien français !

***

p 307
Il y avait tant de livres qu'il eût aimé connaître et si peu de temps de libre pour les lire !



Titre original : Whiteoaks' Heritage (1940)
Traduit de l'anglais par Gilberte Audouin-Dubreuil
Editions Le Livre de Poche (Plon) 1970 - 442 pages
Résumé Babelio
Lien vers ma notice chapeau
1918

samedi 17 juin 2017

Joyeuses Pâques et bon Noël ! - Hubert Ben Kemoun

C'est rare que je sois aussi émue à la lecture d'un si court roman.
Je ne sais pas ce qu'en penseront les enfants, mais pour ma part, ce petit texte m'a mis les larmes aux yeux.
C'est court, simple et superbe.

Il y avait un certain temps que je n'avais plus rien lu d'Hubert Ben Kemoun, et même si  au bout d'une bonne vingtaine de romans, je savais qu'il écrivait des histoires très variées, et qu'en général j'apprécie bien, je ne m'attendais pas à autant d’émotion.

Barnabé, part, seul, passer quatre jours chez sa grand-mère. On ne saura pas pourquoi elle ne l'a pas vu depuis cinq ans (et j'avoue que ça m'a paru un peu incompréhensible)
Il part à contre-coeur, dans une vieille maison sans Internet, un village où il est sûr de s'ennuyer, et sitôt arrivé, n'a qu'une idée en tête : trouver le moment propice pour s'enfuir.
Mais si sa grand-mère fête Noël, Pâques, son anniversaire en juillet, est-ce pour autant qu'elle a perdu la tête ?

Je crois bien que nous avons acheté ce livre en bibliothèque en pensant qu'il parlait d'Alzheimer ou quelque chose d'approchant.
Ce n'est pas du tout ça, c'est bien plus original comme sujet, et en tant que grand-mère, ça m'a, comme je le disais, profondément émue.
Je pense que les enfants y verront avant tout le côté amusant de l’histoire, mais ça devrait aussi parler à leur coeur.

Ce roman mériterait vraiment un Prix Chronos !

Extraits :

A onze ans, quatre jours dans ce trou, ressemblaient pour moi à un long, très long tunnel.

***

- Cinq ans, cinq ans sans te voir, mon Barnabé. Les photos que ta mère envoie, c'est bien, mais cela n'a rien à voir avec la réalité.

***

Ne m'en veux pas et surtout n'oublie jamais d'être heureux. Tant de gens égarent leur bonheur sur le bord de la route. Qu'elle soit longue et belle ta route . Et sucrée.




Editions Thierry Magnier 2017
Collection Petit Poche 41 pages
Résumé Babelio

vendredi 16 juin 2017

Jeunesse de Renny - Jalna 4 - Mazo de La Roche

Nous voici à présent en 1906.
Ce volume est enfin daté, dès le début. J'aime bien savoir où j'en suis, suivre l'évolution de la famille au fil des années.

Quel dommage que Adeline,  la jeune femme aventureuse du début, intéressante même si parfois agaçante, se soit muée en cette vieille teigne dont le seul plaisir est de gâcher la vie de toute la famille ! Et de mobiliser sans cesse tout le monde à son service.

Je m'aperçois qu'à chaque chronique, je reviens toujours sur la grand-mère. Il est vrai que même si la famille s'agrandit, (Adeline a déjà quatre petits-enfants) c'est toujours elle la figure centrale.

En plus de la vie quotidienne à Jalna, un double sujet sous-tend tout le roman : le mariage rompu de Meg, la petite-fille aînée des fondateurs du domaine.
Et l'arrivée d'un cousin d'Adeline, Malahide, totalement manipulateur, qui pourrit la vie de tous, furète partout et divulgue tout ce qui devrait rester secret, et parvient à s'attirer les bonnes grâces de la doyenne Adeline (81 ans) la montant contre le reste de la famille.

Mary, qu'on avait connu si intéressante et dynamique dans le tome à son nom, est assez effacée ici.

Comme dans le tome précédent, le changement d’humeur et d'alliances qui intervient dans les quinze dernières pages est assez surprenant.

Extrait :

Le jeune pasteur n'était pas tout à fait assez Haute Eglise pour plaire à la vieille Mrs. Whiteoak et à ses deux fils aînés, pas tout à fait assez Basse Eglise pour Philippe et les Buckley. Les Lacey étaient Haute Eglise, les Vaughan Basse Eglise et, comme c'était un jeune homme aimable, il variait le rituel dans la mesure du possible de telle façon que, si personne n'était satisfait, personne n'était absolument fâché.


Titre original : Young Renny (1935)
Traduit de l'anglais par S. Sallard
Le Livre de Poche (Plon) 1971 - 432 pages
Résumé Babelio
Lien vers ma notice chapeau
1906