samedi 18 mars 2017

Le garçon qui parlait avec les mains - Sandrine Beau


Illustrations : Gwenaëlle Doumont
Editions Alice 2015
Collection Primo 91 pages
Résumé Babelio

Un petit roman bien construit, intelligent, absolument superbe.
Manolo est espagnol, ce qui déjà, intéresse Victoria, Manolo est fascinant à ses yeux, dès son arrivée en cours d’année dans l’école. Mais Manolo est sourd.
Si pour Victoria, la communication arrive à se faire très vite, pour d’autres élèves, sourd semble encore synonyme de débile, même au 21e siècle.
Et quand certains parents s’en mêlent, souhaitant une pétition pour exclure cet élève, parce que « il ne faudrait pas que nos enfants prennent du retard » ça n’arrange rien.

J’ai trouvé tout très juste dans ce roman : les réactions variées des élèves, celles des parents (et de leurs enfants) face à la pétition proposée, les rapports dans la classe, une meneuse etc …
Et la « solution » proposée par Victoria (et Manolo), solution à la portée de tout élève, sans rien d’extraordinaire, va s’avérer géniale, et efficace.

On se prend à souhaiter que tous les élèves lisent ce roman, mais aussi tous les enseignants. Parce que si la classe n’est pas forcément confrontée à ce genre de problème, elle peut l’être à des tas d’autres variantes d’exclusion volontaire d’un groupe.



Avoir cela juste après Baby-Sittor interpelle sur les divers types d’enseignants !!

Extrait :

Le problème avec cette histoire de pétition, c'est que ça a commencé à diviser les parents. 
Et du coup, à l'école, on a vu apparaître des clans 
Pourtant, à part la Grande Zaza qui ne se privait pas d’une réflexion dès qu'elle le pouvait, tout le monde s'était habitué à Manolo et à ses dialogues silencieux avec la maîtresse. 
[…]
Les parents de Loris avait signé et Loris pensait qu'ils avaient raison. Évidemment, la Grande Zaza applaudissait. Chez Nathan, par contre, tout le monde avait refusé de signer, et Nathan affirmait que c'était ses parents qui avait raison. Louis ne voulait pas prendre parti. Élise s'en moquait comme de son premier tube de colle à paillettes et Aurore refusait d'en parler. Le papa de Romane avait signé, mais sa maman avait refusé, et Romane, elle, continuer à se poser des questions. Matéo était très en colère parce que ses parents avaient signé et qu'il n'était pas du tout d'accord avec eux. Alors que Maélyne pensait que ses parents avaient tort d'avoir refusé de signer.




3 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Merci pour cette belle lecture et pour votre enthousiasme !
    Je suis très touchée.

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    1. Merci à vous de nous écrire de si beaux textes :-)

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