dimanche 20 août 2017

Monsieur Kipu - David Walliams

Décidément, plus je lis David Walliams, plus je l'apprécie.
Les premiers que j'avais lus me paraissait juste de l'humour un peu déjanté.
Mais celui-ci, comme Papi Rebelle, est à la fois drôle, incisif, et tendre.
Une belle critique de la vie politique, du snobisme, et plein d'autres choses, la télé, les sans abris...
Je suis contente que ma petite-fille me les ait en quelque sorte fait découvrir.

Et chapeau à la traductrice !
Déjà l'incipit vous met dans l'ambiance :
"M.Kipu puait. Il empestait. Il cocottait. Il schlinguait. Et si le verbe "schmoutter" figurait dans le dictionnaire, on écrirait ici qu'il schmouttait. Il était le pueur putride le plus pestidentiel qui ait jamais existé sur Terre."


Extraits :

- Le Premier ministre ! couina Mère.
Elle se rua sur le téléphone.
- Mme Crûûûûûûûton à l'appareil ! dit-elle d'une voix tout à fait ridicule, un poil plus distinguée que sa voix de téléphone habituelle. Oui, merci, monsieur le Premier ministre. En effêêêt, c'est un article formidaâââble, monsieur le Premier ministre.

***




Illustré par Quentin Blake
Titre original : Mr Stink 2009
Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Valérie Le Plouhinec
Albin Michel Jeunesse 2012
Collection Witty - 261 pages
Résumé Babelio




samedi 19 août 2017

Trente-six chandelles - Marie-Sabine Roger

Drôle et tendre, une écriture merveilleuse, quel petit bonheur de lecture.
J'ai découvert Marie-Sabine Roger depuis plus de quinze ans avec une quinzaine de superbes textes pour la jeunesse, "A la vie à la ...", "Le Mystère Esteban", "Attention Fragiles" ... (on voudrait tous les citer). Puis je me suis régalée avec "La tête en friche" (même si supporter Depardieu sur la couverture pendant toute la lecture était un peu dur) et aucune déception avec ces Trente-six chandelles ! Un vrai régal.
Beaucoup d'humour, un vocabulaire qui vaut à lui seul la lecture (et où on se dit qu'elle a dû se régaler en passant côté adultes !!).
Un thème drôle, des personnages extraordinaires, beaucoup de tendresse. Un roman comme on voudrait en lire plus souvent.

Extraits :

- Tu vois, fils, la médecine a beau faire des progrès tous les jours, on n'a encore rien trouvé contre la connerie. A voir le nombre de gens atteints, ça mériterait pourtant qu'on vote des crédits.

***

Pour certains, le travail est une chose sacrée. Chacun sa religion. Je suis très tolérant.

Editions du Rouergue 2014
Collection La brune au Rouergue - 277 pages
Résumé Babelio


vendredi 18 août 2017

La soeur qui n'existait pas - Emmanuel Tredez

Un petit livre sympa, écrit assez gros, sur un double thème assez courant, mais qui ne m'a pas entraînée dans sa lecture.
Théo déménage. Théo est un "petit roi" chez lui, habitué à tout décider et à tout commander.
Je ne suis pas certaine que cette situation de départ parle beaucoup aux enfants de la façon dont elle est présentée.
Il doit s'habituer à sa nouvelle école, en cours d'année, donc quand tout le monde se connaît.
Difficile, il peine à s'y faire des connaissances, et trouve une solution en mentant, à propos d'une prétendue soeur.
Ça marche encore plus qu'il ne s'y attendait.
Mais il va s'enfoncer de plus en plus dans le mensonge.
L'idée ne m'a pas déplu, même si ce sont des thèmes assez rebattus, et si j'ai eu envie plus d'une fois de secouer Théo en lui rappelant que tôt ou tard, ça allait être découvert, et qu'il ferait bien d’avouer sans tarder !
Mais surtout, je n'ai pas éprouvé de grand plaisir à lire ce petit roman.
Je n'ai pas encore l'avis des enfants.

Concernant les illustration, j'ai habituellement beaucoup de mal avec celles de Frédéric Rébéna. Ici, je les ai plutôt appréciées.

Extraits :

Il n'y a rien de plus horripilant que les coupures publicitaires pendant les émissions pour enfants ! toutefois, s'il y est devenu allergique, il le doit en grand partie à son père. Car M.Lavigne regarde les pubs presque chaque jour pour se tenir au courant des campagnes.
[...]
Certains soirs où il [Théo] a le droit de regarder la télé, son père continue de traquer les spots de chaîne en chaîne, alors que le western qu'il meurt d’envie de voir est déjà commencé.
[...]
Pour un peu, il  [le père] se plaindrait de la coupure cinématographique pendant la publicité.

***

Pour ne pas être en reste, Théo se lance à son tour :
- Ma soeur, elle joue dans des pubs, à la télé.
Théo regrette aussitôt ces paroles irréfléchies.

Illustrations de Frédéric Rébéna
Nathan poche 2007
Collection C'est la vie ! 8-10 ans - 118 pages
Résumé Babelio


jeudi 17 août 2017

Le jour où on a mangé tous ensemble - Thierry Lenain

Ma 2e lecture de cette série, et ... un peu pareil : bonne intention, joli petit album, mais il me semble encore qu'il manque quelque chose ici pour m'en faire un coup de coeur.
Une jolie base de discussion, là aussi. Cette fois sur la nourriture, manger du porc, du cheval, manger halal, du poisson le vendredi ...
Et là encore, il manque l'explication de la maîtresse sur que manger à la place de la viande !!

Il est précisé en début de livre que l'orthographe rectifiée est appliquée ici.
Mon correcteur apparemment pas, il n’aime pas "piquenique" !! (Pas de polémique sur le sujet svp, juste une constatation !!)

D'autres romans de la série vont paraître dans quelques jours, toujours sur des sujets importants.
Guerre, et mariage gay... à découvrir la semaine prochaine.

Extrait :

Un piquenique où chacun mange ce qu'il apporte, ce n'est plus un piquenique "tous ensemble". 
C'est un piquenique "chacun pour soi"...

Illustratrice : Thanh Portal
Nathan 2017
Collection : Premiers romans - 28 pages
Résumé Babelio


mercredi 16 août 2017

Le jour où la France est devenue la France - Thierry Lenain

Thierry Lenain est un auteur qui comptent pour nous, car un des rares qu'on ait reçu dans notre bibliothèque, et à ses débuts d'écrivain, pour son premier roman Un pacte avec le diable.
Ça fait quelque temps de ça !!

Depuis, sa bibliographie est devenue si abondante et si complexe que je n'arrive pas à savoir si cette jolie collection ce sont des inédits, ou des rééditions sous d'autres titres.

Mi première lecture, mi album, cette courte histoire part d'une idée intéressante : Le moment du "Pourquoi" dans la classe de Mme Okili. Les élèves ont le droit de poser à la maîtresse "les questions qui restent parfois au fond de la tête".
L'ensemble est attrayant, un court roman très illustré, écrit gros et facile à comprendre.

Aujourd'hui, un des élèves demande : "Maîtresse, pourquoi t'es noire" ?
Va s'ensuivre un joli petit débat sur les origines de la France et des Français.
Une bonne base pour lancer la discussion sur le sujet avec de jeunes enfants.
Par contre, ça m'a laissé un peu sur ma faim.
D'abord, la maîtresse finalement ne répond pas à la question initiale "on verra ça au prochain pourquoi"
Et certaines phrases ou répliques m'ont un peu gênée.

Racisme, différences, mixité, sujet qui tiennent à coeur de M. Lenain, et qu'on apprécie de voir traités ici, mais je ne suis pas totalement convaincue par ce livre.
J'ai laissé "reposer" deux jours avant de faire ma critique, mais j'ai toujours autant du mal à préciser pourquoi ce livre que je trouve attrayant m'a paru un brin décevant. On parle surtout de la France, plus que des couleurs !

PS : une critique sur Babelio de quelqu'un plus doué que moi pour expliquer !

Extrait :

N'importe quoi ! proteste Miradie. Moi aussi je suis française. Et ce n'est pas pour ça que je vais devenir blanche !




Illustratrice : Thanh Portal
Nathan 2017
Collection : Premiers romans - 28 pages
Résumé Babelio

mardi 15 août 2017

Le goût de la tomate - Christophe Léon

Un beau petit texte, que je me serais plus attendue à trouver dans la collection Soon (histoires du futur).
Un monde dont on ne saura pas grand chose, si ce n'est que la liberté n'existe plus, qu'on ne peut plus rien cultiver, ni gazon ni légumes, ni élever quelques poules. Et que tout manquement est probablement sévèrement puni, puisque la mère de famille a préféré s'enfuir et quitter son fils, pour ne pas être prise.
Encore une dystopie, intéressante, sur cette notion de liberté. Et sur le goût des fruits !

Mais parce que le texte est très elliptique, et la fin en point d'interrogation, ou plus probablement décevante pour le jeune garçon qui faisait confiance à son père, je pense que ce roman s'adresse à des enfants plus grands que le lectorat habituel de Petite Poche (même si je dis souvent que cette collection est très variée, certains livres pour très jeunes d'autres non, ce sont quand même souvent de jeunes lecteurs qui les lisent)
Je n'ai pas aimé d’ailleurs, cette promesse du père, une promesse dont il est probable qu'il ne puisse pas la tenir. (Je confirme, j'ai toujours un peu - voire beaucoup selon - du mal avec les livres de Christophe Léon :-/  )

Extraits :

je te rappelle encore une fois, Clovis, que ça doit rester un secret. Ce que nous faisons ne doit pas s'ébruiter. Si jamais ces choses-là étaient rapportées aux autorités...
Marius n'achève pas sa phrase.

***

Mange tes carottes en attendant.
- Elles ne sont pas bonnes.
- Je sais. Mais mange... nos poubelles sont contrôlées,

***

Ce que je veux dire, c’est que l’important n’est pas la grosseur qu’elles auront, ce qui compte c’est que ces tomates auront le goût de la liberté, fiston.


Thierry Magnier 2011
Collection Petite Poche - 42 pages
Résumé Babelio


lundi 14 août 2017

Méto tome 1 - La maison - Yves Grevet

Depuis longtemps je voulais lire cette trilogie, à cause de son succès mais surtout parce que Yves Grevet est un auteur dont j'ai beaucoup apprécié certains romans, notamment L'Ecole est finie, et Seuls dans la ville entre 9h et 10h 30.
 Mais j'hésitais car la dystopie n'est pas mon type de lecture préférée.
Et en effet, je ne suis pas vraiment entrée dans l'histoire, que j'ai trouvée un peu violente, même si je reconnais que c'est un roman intéressant et bien écrit.
Il se lit rapidement et facilement, et je suis allée au but sans problème, mais sans vraiment partager le quotidien de cette maison.
Une vie vraiment terrifiante, un monde horrible et sans pitié.

J'hésite à continuer la trilogie.
Le tome 1 s'arrête vraiment en pleine histoire !
Mais le second recommence avec encore plus de brutalité.
Ce ne sera décidément pas ma lecture favorite.

Extraits :

Écoute bien mon conseil : face à toute situation inconnue, fais la statue. Reste immobile et la bouche fermée. Attends que je t'explique. Même si tu es sûr d'avoir compris, ne te précipite pas.

***

J'occupe mon esprit en me remémorant les "souvenirs d'avant" des autres.
Alors, Claudius ? Ah oui, je me souviens. Il parle d'un objet qu'il appelle "maman". Il ne sait plus exactement à quoi il ressemble. Mais ce mot ne le quitte pas. Ce dont il est sûr, c'est qu'il y a une relation entre cet objet et le moment du coucher, et aussi qu'il est chaud et doux. Il pense que c'est peut-être une autre façon de désigner un oreiller ou une couverture.


Syros 2009 - 246 pages
Résumé Babelio

dimanche 13 août 2017

La grotte de Patatrac - Sylvain et Sylvette n° 37


J'aime toujours autant, les Sylvain et Sylvette, lectures de mon enfance, que mes petits-enfants lisent eux aussi avec plaisir.
Relecture au gré de leurs emprunts à la bibliothèque, j'en profite pour mettre ici ma critique qui n'apparaissait que sur Babelio.

Après avoir acheté un volume de Sylvain et Sylvette dans un vide-grenier, en souvenir de mes jeunes années, et avoir constaté que mes petites-filles avaient autant de plaisir que moi à leur âge de lire ces aventures, j'ai été contente de découvrir que non seulement ils sont réédités, mais que d'autres tomes continuent à paraître (le 62 paru il y a six mois)
C'est délicieusement rétro, mais tout à fait charmant avec ces petits animaux, les "méchants" compères, et les gentils enfants. Même si c'est complètement invraisemblable avec ces enfants vivant seuls dans la forêt.
Mes pitchounes apprécient surtout le côté comique, avec le sanglier qui rit toujours, l'ours qui répète sans cesse "C'est vrai, ça ..."
Mais ce titre est d'autant plus intéressant que le renard découvre dans la grotte titre des peintures rupestres.
Et Sylvain les qualifiant de trésor, Renard va bien entendu partir sur une fausse piste, entraînant les Compères à la recherche d'un supposé trésor qui leur rendrait bien service.

Extraits :

[Le sanglier] Ah ! J'aurai encore bien rigolé aujourd'hui !
[Le loup] Toi, tu commences à être énervant à toujours rigoler des idées idiotes de Renard !
[L'ours] C'est vrai ça !
[Le loup] ET TOI, CESSERAS-TU UN JOUR DE RÉPÉTER "C'EST VRAI, CA" ? C'EST ASSOMMANT, A LA FIN !
[Le sanglier] C'est vrai ça, hi hi hi !

***




Textes et dessins de Jean-Louis Pesch
Personnages créés par Maurice Cuvillier en 1941
Editions Le Lombard 1994
Résumé Babelio



samedi 12 août 2017

Un avion sans elle - Michel Bussi

Un sujet en or, passionnant, avec plein de possibilités. Mais pourquoi le diluer en 532 pages ?
Bon encore une fois, je ne dois pas être tout à fait normale dans mes lectures. Je devrais peut-être revenir aux lectures jeunesse qui étaient quand même le but de ce blog. Mais quand je pars pour la journée avec plusieurs heures de lecture devant moi, plus simple d'apporter un bon gros livre adulte qu'une demi douzaine de jeunesse !

Je sais que ce roman  a été un grand succès, c'est d'ailleurs pour ça que je voulais le lire, puisqu'il m'a semblé que tous les lecteurs l'avaient apprécié, ça vaut quand même le coup d'essayer !

Mais je l'ai trouvé très long, plein de répétitions. Que Crédule Grand-Duc ait mené 18 ans d'enquête, ok, mais est-on obligé de nous en infliger tous les détails les plus inintéressants ?
Pourtant, pour une fois, j'avais du temps, mais quand ça ressasse des éléments qu'on a compris depuis longtemps, je perds patience. Et me demande si M. Bussy est payé à la ligne pour ne nous épargner aucun détail des changements de métro, des lignes de RER ?
Y a-t-il vraiment autant de monde qui a tant de temps à perdre pour avaler, manifestement avec grand plaisir, plus de cinq cents pages de redites et de texte dilué ? Les transports en commun peut-être, où on est assez distraits dans sa lecture ?

Heureusement, j' ai pu le lire en deux jours, sinon je pense que j’aurais abandonné avant la fin. Mais je reconnais que j'avais envie de connaître le dénouement. L'histoire est intéressante, on ne peut dénier cela.

J'ai apprécié rencontrer un peu d'humour, au fil des pages. Par exemple le nom de l'enquêteur, et son prénom prononcé "Crédible" par son ami turc !
J'ai eu plaisir aussi à retrouver, brièvement, le quartier de La Butte aux Cailles.

Au final, pas de vrai plaisir de lecture, juste l'envie d'avancer, le plus vite possible, pour découvrir les clés de l'histoire. Sauf vers la fin, où j'ai enfin commencé à  me laisser prendre par l'histoire.

Extraits :

Il pensait que son dos ne le faisait pas souffrir, à cet instant, qu'il souffrait d'autre chose, et que les douleurs ne s'additionnent pas, elles se superposent.

***

Il n'avait pas inventé l'eau chaude, ce qui aurait été rudement utile sur la plage de Dieppe ...

***

Les assurances furent fidèles à leur réputation de profonde humanité
[...]
Bref, les assurances n'eurent aucun mal à trouver toutes les excuses pour ne rien rembourser à Nicole Vitral.

***

D'accord, le destin est comme les gamins dans la cour de récré, il s'acharne sur les plus faibles.


Presses de la Cité 2012
Collection Terres de France - 532 pages
Résumé Babelio


vendredi 11 août 2017

Qui a volé l'assiette de François 1er ? - Claudine Aubrun

Un tout petit polar gentillet avec un fond historique intéressant et instructif, comme souvent je crois dans la série.
Une première lecture facile à lire.
Dommage qu'à mon avis, il manque une fin !

Extrait :

Mais comment découvrir ce qu'on cherche quand on ne sait pas ce que c'est ?


Série : Les enquêtes de Nino
Syros 2016
Polar Mini Syros 45 pages - 11 x 16 cm
Résumé Babelio


jeudi 10 août 2017

Le chat qui cassait la baraque (t 25) - Lilian Jackson Braun

Moins "classique" que d'autres, qui voient souvent le meurtre d'un nouveau venu dans le Comté, ici une recherche assez atypique.
Difficile d'en dire plus sans spoiler l'histoire. Ce que je vais éviter de faire, pour une fois que la 4e de couv' n'en dit pas trop. Un "semi polar" qui vaut surtout par son ambiance, le partage de la vie de personnages qu'on s'habitue à côtoyer au fil des tomes, et bien entendu toujours les indices semés par Koko.
J'ai toujours plaisir à suivre cette série, même si ayant dû lire celui-ci à toutes petites doses, j'ai eu un peu plus de mal à m'immerger dans l'histoire.


Extraits :

Les invités se promenèrent dans le jardin, commentant les plantations, visitant la mare aux papillons et découvrant le belvédère. Ils regardèrent les siamois comme s'ils étaient des créatures de zoo et les siamois les considérèrent de la même façon.

***

Les siamois se joignaient toujours à l'auditoire - plus pour être ensembles que par amour de la musique. La première aria du soprano les amenait toujours à recouvrir leurs oreilles avec leurs pattes arrière.

***
Milo découvrit qu'il pouvait fabriquer des liqueurs fortes à base de pommes de terre. Grandpa l'aida à construire un alambic et cela marcha ! Des clients se présentaient à la ferme en Modèle T et en chariots tirés par des chevaux. Malheureusement pour l'heureux fermier, les agents du fisc vinrent également. Ils démolirent la distillerie et répandirent l'alcool sur le sol. (Jusqu'à ce jour persiste la croyance que c'est à cela qu'est due la supériorité de la saveur des pommes de terre dans tout le comté de Moose.)

***

Une femme sans homme est comme un poisson sans bicyclette.

Traduit de l'anglais par Marie-Louise Navarro
Titre original : The Cat Who Brought Down the House (2003)
(même s'il est indiqué le titre d'un tome précédent dans cette édition !)
Editions de la Loupe 2004
Collection Détective - 321 pages
Résumé Babelio

mercredi 9 août 2017

Les chemins de l’école – Devi (Inde)

Intéressant mais un peu décevant.
Je connaissais de nom cette série de la 5, notamment, parce que mes petites-filles avaient vu certains des films à leur école.
Et je trouvais l’idée très intéressante : montrer aux enfants que si leur propre chemin vers l’école est souvent simple et court, d’autres doivent vraiment se mériter.; Et voir les disparités d’un pays à l’autre.
J’ai apprécié qu’une amie, ignorant qu’elle avait vu certains films, lui offre ce livre et j’ai voulu bien entendu le lire, même si je ne suis pas fan des adaptations dans le sens film – livre.

C’est un beau document, couverture semi rigide brillante, de belles photos. Un court dossier suit l’histoire, ainsi qu’un lien vers l’Association Sur le chemin de l’école.

L’histoire nous apprend pas mal de choses sur la vie de ces enfants indiennes, mais je l’ai trouvé un peu brouillonne.
La première partie montre la vie de Devi un jour sans classe. La seconde son parcours à risque avec ses deux amies.
Il y a des (courtes) digressions pendant le trajet, pour montrer d'autres choses, en suivant les pensées de Devi. Sans doute pour ouvrir le sujet, mais il me semble que ça disperse un peu,  parfois sans grand intérêt.
En outre, il y a à de nombreuses reprises des photos de ces trois jolies filles, marchant en souriant.

 C'est charmant, mais en trois ou quatre fois, ça n'apporte rien de plus, pourquoi ne pas avoir mis celle-ci par exemple :

C'est cependant une bonne idée, et une belle façon d'ouvrir l'horizon des enfants.
Je vais chercher d'autres titres, pour les lire et les proposer à mes petites.


Extraits :

Mon père hoche la tête.
- Oui. Comme vous êtes des filles, ce sera plus dur, croyez-moi ! Il faut bien étudier.

***

Je suis la première à me lever le matin. Dans la lumière blanche du petit jour, je fais la vaisselle, la lessive, et nettoie la maison. Une fois ces tâches domestiques achevées, je peux commencer à me préparer pour l'école.

***

Nous prenons place dans la barque. Mon coeur se serre. Quand l'eau est haute comme aujourd'hui, je ne me sens pas en sécurité. La barque a été rafistolée de nombreuses fois, de l'eau pénètre au fond par plusieurs petits trous. Comme je suis une fille, je n'ai jamais appris à nager, l'eau autour de moi me semble un gouffre noir et sans fond. Cette injustice me révolte.

D'après la série Les chemins de l'école
adapté par Myriam Dahman
Editions Nathan 2015
Les livres de  la série 5 - 69 pages
Résumé Babelio En attente


mardi 8 août 2017

Le chat qui flairait une piste (t 19) - Lilian Jackson Braun

Merci aux Editions de la Loupe pour la 4e de couverture : on y annonce ce qui se passe à la page 286 (sur 333 pages !) soit pratiquement à la fin du roman. Même plus besoin de le lire !!
Grrr ... Ceux qui me suivent savent que j'évite en général de lire les 4e de couv', pour parer à ce genre de plaisanterie. Là, elle m'est malencontreusement tombée sous les yeux (et c'est écrit gros forcément !) mais comme j'avais dépassé les deux tiers du livre, je me suis dit que ce n'était pas grave. Et bing, j’apprends ce qui va se passer vers la fin.
Franchement, c'est pas malin malin.

A part ça, un bon volume assez classique.
Mr Q. est à présent bien installé à Pickax et dans sa grange à pommes. Mais vu la hauteur intérieure de la-dite grange, l'hiver y est difficile, les chats se "cuisent" tout au sommet, et en bas on se gèle.
Qwilleran a donc acheté un duplex au Village Indien, quartier chic de la ville et bâtiments assez mal conçus. Ça lui permet ainsi de passer l'hiver à quelques portes de Polly.
Des petits vols sans importance mais un peu surprenants, des projets de classement du patrimoine historique du plus beau quartier de la ville, quelques personnes arrivées du pays d'en-bas qui bousculent la vie tranquille du comté.
Et Koko toujours aussi futé (ou est-ce le hasard ?), Yom Yom toujours aussi câline.

Je suis perplexe sur le nombre de cadeaux que peuvent se faire tous ces gens-là, où les mettent-ils ?? ;-) A Noël, chacun fait un cadeau à chaque invité (y compris de la part de chaque chat !) on remet ça à la St Valentin, voire avant pour tout un tas de raisons ...

Extraits :

Toulouse offrait à Koko et Yom Yom un bon d'achat à la poissonnerie Toddle.
[ Les trois sont des chats bien entendu !] 

***

Il possédait un réel talent pour montrer de la sympathie et, parfois, il était sincère.

***
... un soir elle est allée dîner dans un restaurant voisin.
L'ordinateur est tombé en panne et pas un des employés n'a été capable de lui faire son addition. Bon sang ! Je n'ai que trente-cinq ans, mais j'ai l'impression d'être un dinosaure parce que  je sais faire une addition et une soustraction.

***

Elle flirte avec tout le monde, déclara Qwilleran. Elle flirterait avec le cheval de John Wayne !

***
- Mais la nuit dernière, Andy, il a sauté sur une étagère et a fait tomber un roman russe intitulé Le Voleur. Était-ce une coïncidence ?
- Ce chat lit-il le russe?
- Il s'agit d'une traduction anglaise.



Traduit de l'anglais par Marie-Louise Navarro
Titre original : The Cat Who Tailed a Thief (1997)
Editions de la Loupe 2004
Collection Détective - 333 pages
Résumé Babelio

lundi 7 août 2017

Calamity Jane Aventurière - Gregory Monro

Un petit fascicule très illustré, pour découvrir une personnalité que les enfants connaissent mieux par sa caricature dans Lucky Luke.
Calamity résume sa vie, pour un petit garçon curieux, qu’elle soigne de la variole avec d'autres malades, isolés de leur famille parce que "c'est très contagieux". Et qu'elle n'a "peur de rien, pas même des Indiens".
Une jolie façon de remettre en place la légende, suivie d'un très court dossier biographique d'une page.


Extraits :

dimanche 6 août 2017

Le trésor de Coconut : Petit Poilu n° 9

Un vent d'aventure dans ce Petit Poilu là.
Comme chaque matin (et chaque tome je crois) un démarrage de la journée très classique que chaque enfant reconnait, se lever, déjeuner, dire au revoir à maman.
Départ dans la neige, et là, la rencontre d'un coquillage, et tout bascule, notre héros se retrouve avec la mer, la chaleur, les pirates, en quête d'un trésor. 

Pour parvenir à ce trésor, il va falloir déranger et persuader un certain nombre d’animaux ... et tandis que la petite pirate s’escrime en vain, s'énerve et n'arrive à rien, notre Petit Poilu sait faire preuve de patience et de persuasion et  ... ça marche beaucoup mieux.
Une jolie plaidoirie sans paroles donc pour la patience et la diplomatie. 
Une très belle idée !
Pour ma part, j'ai toujours du mal avec les albums sans paroles (quoique je m’habitue !) mais mes petiots adorent, et c'est bien là l'essentiel.

Extraits :

samedi 5 août 2017

L'innocence - Tracy Chevalier

Après "La Jeune Fille à la Perle" dont j'avais aimé la lecture, mais avec cependant une impression de malaise, j'avais envie de lire autre chose de l'auteur. Tout en hésitant, car à part moi, tout le monde semble unanime pour avoir aimé (son 1 livre ???)
Merci à Josette de m'avoir offert celui ci, à une période où j'ai beaucoup de temps pour lire. 
Le thème la vie à Londres à la fin du 18e n'était pas forcément mon favori (l'autre offert sur les "pilgrims" me paraissant plus attirant) mais j'ai vraiment adoré lire ce roman, que j'ai dévoré en deux jours. 
  Contrairement au tableau de la "La Jeune Fille à la Perle" j'avoue que j'ignorais tout de William Blake. Et que je n'avais aucune notion de ce que la Révolution française avait induit en Angleterre. 
   Mais au-delà de tout ce que j'y ai appris, ce roman est un immense plaisir de lecture. Aussi bien la découverte de la vie londonienne par des gens arrivés de la campagne, la grande différence entre les deux, le monde du cirque, et les réflexions sur les opposés, la façon de présenter W. Blake ... 
Une intéressante comparaison aussi entre le spectacle vivant, et l'art du sculpteur (pp 115/116 de mon édition)
Tout m'a plu, un vrai coup de coeur pour celui-ci.

Extraits :

vendredi 4 août 2017

Monstres et mystères - Les Cousins Karlsson 4 - Katarina Mazetti

Pas grand enthousiasme cette fois.
Je ne sais pas si ce 4e volume est moins bien, ou si c'est moi qui ne suis pas dans le bon état d'esprit, j'avais bien aimé les précédents, et le 5 que j'ai lu il y a deux ans. Là j'ai trouvé  que ça fait peur, mais en même temps, ce n'est pas vraiment très palpitant. On enchaîne les événements bizarres mais qui chaque fois s'expliquent, on a plutôt l'impression d'être dans Le Clan des 7 où ils passent leur temps à manger ! Et l'auteur semble toujours penser que les Français font des croissants en quelques mn ? et en mangent à toute heure.

C'est le premier volume qui ne se passe pas en été. Nous sommes fin octobre, pour les vacances de Toussaint, d'Halloween ou d'automne. Et forcément l'ambiance sur la petite île en suédoise est différente. C'est intéressant de se retrouver là à une autre saison.
J'ai apprécié aussi le rappel de l'arbre généalogique des cousins, et de la carte de l'île aux Grèbes, bien pratiques au début.

La fin comme chaque fois est intéressante, soulevant un problème de société bien actuel, problème de conscience aussi,  comme souvent dans la série.
De bonnes choses donc, mais je suis assez partagée car il me semble un peu inquiétant pour les plus jeunes, et un peu ennuyeux ensuite.
A voir avec ma petite-fille qui l'a déniché dans les rayons de la bibliothèque !

A la réflexion je ne voudrais pas omettre de vous parler des krokmossieu et de la kichlorène préparés par le petit cousin français !!

jeudi 3 août 2017

La lune de papier - Andrea Camilleri (Commissaire Montalbano)

J'ai toujours du plaisir à lire les Montalbano, autant (voire plus) pour l'ambiance et l'humour que pour l'enquête policière, même si elle est élaborée et bien menée.
Le fait que le traducteur utilise souvent, comme il le précise dans les préfaces, des mots de français du Midi pour rendre au mieux le dialecte ajoute  à mon plaisir car je retrouve là des expressions de mon enfance, plus entendues depuis longtemps, voire des mots que disait mon papa et qu'ici dans mon "grand nord" personne ne prononce.
Pas de lassitude car chaque enquête est originale et variée.

Dans cet opus, la relation du Commissaire avec Livia est à peine effleurée, on ne la croise qu'exceptionnellement au téléphone. Il y est question aussi, fugacement, d'Ingrid, mais sans détailler,  juste un envoi de saumon et autres choses appétissantes.

Côté intrigue, de la drogue, une relation frère soeur plutôt glauque, de belles filles et de beaux yeux, un mariage surprenant mais explicable, Montalbano aux prises avec son âge.
Et bien sûr toujours le langage comique de Catarella, et les petits malheurs du bébé Salvo ...

Un moment de lecture bien agréable.

mercredi 2 août 2017

Le chat qui connaissait un cardinal (t 12) - Lilian Jackson Braun

Plus je lis ou relis des titres de la série, plus je me trouve immergée dans ce coin de pays, j'ai l'impression de connaître presque tout le monde, de reconnaître les lieux, d'être "presque" chez moi, et je me régale au lieu de me lasser.

Le cardinal du titre fait aussi bien allusion au religieux qu'à l'oiseau, KoKo ayant l'habitude de procéder par allusions !!

Qwilleran, depuis 4 ans dans le pays d'en haut, vient de s'installer dans sa grange aux pommes octogonale, si bien retapée que tout Pickax veut la visiter. Et le proviseur veut même y envoyer les élèves. Ce qui on s'en doute enchante Mr Q !
D’autant que le-dit proviseur, s'il est très doué et réussit tout ce qu'il entreprend, même l'improbable, est aussi éminemment désagréable, le mot est faible.

Un volume où il sera de nouveau pas mal question de théâtre. Mais aussi beaucoup de chevaux.

Les illustrations de couverture me laissent perplexe. Les éditions précédentes se voulaient apparemment juste drôles, sans vraiment représenter un moment précis.
Ici, je ne vois pas trop l’intérêt et le rapport ?

mardi 1 août 2017

Un grand cappuccino pour Geronimo - Geronimo Stilton Tome 5

Décidément, je n'accroche pas à cette série. J'ai voulu essayer de nouveau car je vois que mes petites-filles aiment beaucoup ça (celle de 9 ans vient de repartir de la bibliothèque avec tous les titres présents !!)
Je comprends que ça plaise : beaucoup d'action, des illustrations, un texte original avec des mots en couleurs, de tailles différentes, qui montent ou  se tortillent.
C'est assez déjanté, ça remue dans tous les sens.
Perso, ça me fatigue plutôt ! Et si on enlève tous ces effets, il reste une histoire très banale il me semble, sans grande recherche ni  grand intérêt.
Comme tout série, il doit être plaisant de retrouver d'un livre à l'autre les personnages, les lieux (bien détaillés sur des doubles pages de plans à la fin).
Pour ma part, je dois préférer les chats que les souris, (celles-ci seraient pourtant sympathiques et amusantes si ce n'était pas si lourd, en plus j'aime bien les souris en fait !) et je vais repartir vers ma série "Le chat qui..."

Une histoire d'amour et de papillons en forme de fromages ...
et je n'ai même pas trop aimé la chute et la "morale" de l’histoire.

Extrait :
- Gloubbb, frrrr, gnuccc... balbutiai-je. Ma langue faisait des noeuds ! Euh, mon Stilton est nom, enfin mon Geronimo est Stilton, je veux dire mon nom est Geronimo Stilton !